Oui : ‘le’ Marie-Claire. Pas la maison, mais un beau bateau (encore heureux, qu’il ait fait beau, qu’il ait fait beau, qu’il ait fait beau), dont voici l’histoire éfidiante, mes jeunes amis.

Ce fut un fier navire dont voici rapidement l’histoire. Tous les jeunes mâles de Marie-Claire rêvaient d’être Pierre Loti mais aucun n’avait le sou. Voilà donc notre bande de cousins qui s’adresse à ceux dont la bourse semble prête à se largement ouvrir. Marie, Claire et Paul Bonifay expulsent quelques oursins qui faisaient la sieste au fond de leurs poches et sacs à main.

Marie-Claire en 1907 Marie Paul Claire Lucien Valentine Françoise Camille Marie Champenois Marchand Rouch Prost-Maréchal Rouch (dite Marraine) Claire PM Jean Ch Annie PM Luce Ch Pierre B Josette PM Louis Ch

Marie-Claire en 1907
Marie – Paul – Claire
Lucien Champenois – Valentine Marchand – Françoise Rouch – Camille Prost-Maréchal – Marie Rouch (dite Marraine)
Claire (P-M) – Jean (Ch) –  Annie (P-M) – Luce (Ch) – Pierre B – Josette (P-M) – Louis (Ch)

C’est ainsi que la bande acquit un bateau de fabrication régionale qu’ils baptisèrent « Le Marie-Claire », une pratique bien en avance sur la Transat Jacques Vabre puisque c’était le nom de leurs plus importants et uniques sponsors.

Mais d’où vient cet amour pour « La Marie-Joseph » du capitaine Marcel… « J’suis commandant, laissez-moi commander ! » car c’est lui qui s’occupait le mieux de ce cher esquif. D’autres bien sûr ne manquaient jamais une petite sortie depuis le port de Saint Georges où il gisait sur le flanc à marée basse.

Il vécut ses hivers dans les chantiers navals de Mortagne et reprenait du service chaque printemps au gré des vacances de chacun. Souvent, sans doute dû à une quille encombrante, il ne pouvait rentrer au port à chaque équipée et les épouses aimantes venaient chercher leurs aventuriers en gimbarde Citroën pour une nuit réparatrice.

Marcel à la barre

Marcel à la barre

Alain, matelot racaille

Alain, matelot racaille

Jacques Chabry en wild card

Jacques Chabry en wild card

Pierre Chabry toujours présent dans les manifestations tribales

Pierre Chabry toujours présent
dans les manifestations tribales

Le Marie-Claire vécut ainsi jusque vers les années 60, puis fut vendu au mari de Florence Perez. Il fut donc tracté vers la Méditerranée (c’est pas une mer ce truc, même pas de marée !), déchargé, hissé et remis à l’eau… et c’est là qu’il sombra inexorablement.